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Poétiser le monde, les âmmes et les hommes

Café hafa

Assis, verre de thé à la menthe au mythique Café Hafa, ses yeux fixés sur la rencontre majestueuse de l’ Océan Atlantique et de la Mer Méditerranée, il philosophe. Sur cette apparente différence entre la force de l’Océan d’un côté et le calme de la Mer de l’autre. Mais à y regarder de plus près, d’une certaine manière contemplative, ils sont identiques, pareils et similaires.Ils sont fait d’eau et de mouvement. Il n’y a véritablement que ceux qui œuvrent à la division qui s’attardent sur les différences. Lui leur préférant les convergences, les similitudes, l’idée même du miroir.

A cette idée de miroir, il ne peut s’arrêter d’y penser. Cette idée est devenue une obsession, son obsession. Elle s’impose à son esprit de façon répétée, pénible, douloureuse et insupportable. Elle fait de lui son sujet, son obligé, son serviteur. Elle le poursuit, l’étreint, l’étouffe nuit et jour, jour et nuit, sans lui laisser aucun répit, aucune échappatoire, aucun salut, aucune éclipse. Cette idée hante, habite, prend possession, envahit chaque recoin, chaque interstice, chaque espacement, chaque fissure, chaque hiatus, chaque intervalle, chaque silence de son être. Aussi bien ceux, si rares, si fragiles, si méconnus, si incompris, ceux qui accueillent quelques traces de lumière perdues en chemin ou qui se sont simplement trompées de destinataire. Et ceux si nombreux, vastes, si présents, ceux plongés dans le noir, le froid, la laideur ceux qu’on cache par peur, par crainte, par honte, par nécessité de ne pas heurter la bonne moralité.
Cette idée est amalgame, une alchimie subtile, une fusion violente entre son secret, nourrit de représentations, d’images, d’imaginations, d’imaginaires, de fantasmes et son intime, forgé par des convictions, des certitudes, des réalités.

Pour les non-initiés, celles et ceux qui fuient devant les mystères, qui ne s’émerveillent pas devant la vénusté du monde, trompés par les illusions de leurs actes, alors cette idée leur parait approximative, complexe, pas concrète, confuse, imparfaite, insuffisante, sommaire, superficielle, vague et même minable. Par contre, pour ceux et celles qui ont trempé leurs lèvres devenues sanguines, sans chercher des preuves, juste se contenter des évidences, alors cela, savent, depuis toujours que cette idée est son évidence.

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