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Poétiser le monde, les âmmes et les hommes

Sidi

Il est là, dans le darih Assis en tailleur. Assis.

Là où son cœur l’a mené. Là où son âmme lui a donné rendez-vous. Là où la gémellité ne porte aucun doute. Là où la parole supérieure n’a nul besoin de mots. Là où il a toujours été.

Là où les hommes et les âmmes ne se distinguent plus. Là où la lumière ne créée aucune ombre. Là où les cœurs quittent les corps. Là où la vie dissimule sa poésie.

Épris et pris d’une convulsion cosmique, il s’est mis à écrire, il s’est mis à crier, il s’est mis à aimmer. Il s’est mis nu. Le coeur, la peau, les os, les tripes à l’air, offerts à Celui qui voulait bien de lui. Plus besoin de s’habiller de mots pour relire le monde. Le silence suffit pour relier les univers. Relire ou relier, il avait finit par choisir l’Ammour.

De cet Ammour, il ne retiendra, à son retour, que ces quelques vers, traces et héritages de son ivresse :

 Si dispersé, moi qui j’étais
 Si disloqué 
 Si disparu 
 Si disgracieux 
 Si dilemme à mon ego
 
 Si différent de moi et pourtant je suis, Lui
 Si distant de mon être, si proche de mon âmme
 Si direct le chemin vers Toi
 Si dit-il tu vis, c’est par miséricorde
 
 Si dix commandements, aimmer est mon onzième
 Si d'ici tu souris, là-bas les enfants rient
 Si Dionysos vivait, ivre agenouillé avec moi
 Si diapason il est, c'est pour chanter avec les anges
 Si difficile d'imaginer la fin sans le début
 
 Si diatribe ils lancent, mon chapelet, mon rempart
 Si digne d'être sur le chemin, 
 Si disciple je Le suis, j’y marche, j’y rampe 
 Si diction de Son Nom, tout le verbe mon miroir
 
 Si discret les pas que tu fais 
 Si Dieu le veut,ta salive, mon océan
 Sidi, je m'y Nous, je m'y noie
 Sidi 

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